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1 авг, 2010




Moi c'est Victoria, née il y a quatorze printemps
Dans un village près de Salta, dans lequel je vivais avant
Cela fait maintenant plus de dix ans
Qu'avec papa et maman
Mes frères et mes soeurs
On a quitté nos champs
On est venu s'entasser dans une de ces cabanes, à l'entrée de la ville
C'est papa qui l'a construite, mais elle n'est pas finie
Je n'ai que des vagues souvenirs du village
Maman pleure quand elle m'en parle car elle n'aime pas la vie ici
Des étrangers ont brûlé nos maisons pour nous voler nos terres
Papa s'énerve moi je comprends pas, il parle d'agro-alimentaire
Il dit que les politiques sont des prédateurs qui sèment la peur
Et qu'ils ont un estomac à la place du coeur
Ici pas de travail, aucune prière ne s'exauce
Après les cours avec ma soeur on va vendre des bracelets, deux pesos
Et malgré tous ces efforts, demeurent ces jours sans repas
La nuit maman pleure, la nuit maman ne dort pas

[Refrain:]
No llores hija mia (ne pleure pas, ma fille)
Yo, no perdì las esperansas (moi, je n'ai pas perdu l'espoir)
Des los bandidos dictadores (des bandits dictateurs)
Jamàs podràn destruir la lucha de los peublos (jamais ils ne pourront détruire la lute des peuples)
que no pueden olvidar a sus desaparecidos (qui ne peuvent pas oublier leurs disparus)

Mon voisin m'a dit : Pendant la dictature, c'était plus dur
Alors j'vais pas me plaindre, même si ici y a pas de futur
Moi j'aime bien les études, on m'a dit : C'est bien mais inutile
Ici, beaucoup ont arrêté avant même de savoir écrire
Dans mon jardin secret, j'cultive le rêve d'être médecin
Soigner tous ces enfants malades, qui ne mangent pas à leur faim
J'comprends pas dans la ville j'vois bien tout ces petits faire la manche
Devant le mépris de ceux qu'on appelle les gens bien
J'm'interroge, ne voient-ils pas la misère ?
Il nous écrasent pour bénir l'homme venu de l'autre hémisphère
Papa dit qu'on est traités comme des chiens
Dieu merci, j'ai ma famille, plus loin y a des orphelins qui vivent dans les décharges.
Des fois je pleure en cachette,
Mais pas longtemps car j'pense à mes aînés qui ont connu le chant des mitraillettes.
Et puis grand-mère disait toujours : La vie, c'est l'espoir
Si t'en n'as plus, t'es comme mort, et vivre relève de l'exploit

[au Refrain]

Papa est à bout, il a frôlé la folie
Quand un matin il a appris
Que la banque lui avait volé ses économies
Impuissant, tout le monde était affolé
Il était pas le seul, c'est la nation entière qui s'était fait voler
Depuis ce jour, avec beaucoup de gens de la ville
Ils bloquent les routes, pour bloquer l'économie du pays
C'est leur façon de se faire entendre
Mais moi, j'ai peur quand il s'en va, y en a qui reviennent pas, la police est violente
Ils les appellent Piqueteros
Et les journaux sont des menteurs
Ils disent que c'est des bandits, après il y a des gens qui ont peur
Papa dit : Ils peuvent tuer des hommes, mais ils ne tueront pas la mémoire
Les mères des disparus chantent toujours contre l'oubli
On vit le fruit d'une démocratie ratée
Dans un pays si riche, tant d'enfants ont dans le ventre qu'une tasse de Mate.
Parce qu'on est dirigé par la mafia du crime
Moi j'comprends pas et quand j'demande pourquoi
On m'répond toujours : Parce qu'on est en Argentine







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Этот репортаж с одной из фабрик табака Гаваны,на фабрике всем известной марки COHIBA.
Мало кто знает что словом COHIBA кубинские аборигены называли то самое растение, которое мы сейчайс называем табаком.Табаком же аборигены называли иструмент для сбора этого растения.Но испанские завоеватели все перепутали и назвали растение COHIBA табаком.

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Катя Вьера

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